portrait
Yannick Noah, un sportif engagé

Yannick Noah, c’est d’abord une carrière de tennisman exceptionnelle : un titre à Roland Garros en 1983 et 2 titres de Coupe Davis en tant que capitaine de l’Equipe de France. On se souvient encore de la chanson « Saga Africa » qui résonnait sur le court en 1991, la France n’avait pas remporté la Coupe depuis 59 ans. Depuis, il est devenu chanteur à succès.
Mais, Yannick Noah est aussi un homme engagé. En 1996, il crée l’association Fête le mur qui utilise le tennis pour lutter contre l’exclusion des jeunes de quartiers moins favorisés.
Même si sa carrière de sportif de haut niveau est derrière lui, il n’a pas oublié son premier amour : le tennis. D’ailleurs, il met depuis 15 ans sa passion au service de la solidarité avec l’association Fête le mur : «l’idée est parti d’un mur, parce que moi j’y ai passé des milliers d’heures. Dans la cité, tu vois un mur, c’est les boules ! Mais si tu as une raquette et une balle, le mur ça peut devenir ton meilleur ami » explique-t-il avec ce grand sourire qui ne le quitte jamais.
L’organisation intervient dans 26 zones sensibles en France, et permet aux enfants, guidés par des équipes professionnelles et des entraineurs de tennis diplômés, de pratiquer le tennis et de se perfectionner.
Ce sport, c’est aussi un moyen de s’ouvrir aux autres et de s’intégrer dans cette société qui voit, parfois, d’un mauvais œil les jeunes des quartiers dits « sensibles »: «j’ai envie que ces gosses découvrent le jeu, qu’ils vivent avec le jeu. J’ai envie qu’on se lie grâce au jeu que j’aime tellement. On peut aller au delà de ce qu’il se passe sur le court. C’est un peu notre rêve fou, d’amener les jeunes, les enfants, les ados, et les grands frères à s’intégrer dans la société et avoir la possibilité d’avoir un job» raconte l’interprète de Saga Africa.
Le tennis permet à ces jeunes de se construire mais aussi de s’amuser : «quelques années après, y’a des centaines, des milliers de gamins qui grâce au jeu, s’éclatent, arbitrent» raconte Yannick Noah.
C’est ce qu’on peut appeler un « tennis social » non ?










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Février 2012




