portrait
Yann Arthus-Bertrand: Agir, s’engager rend heureux

Yann Arthus-Bertrand fait partie de ces personnes qui ont réussi à nous ouvrir les yeux sur l’importance de la protection de l’environnement.
Photographe et cinéaste, il a créé en 2005 la fondation GoodPlanet, dont il est le président.
Mais derrière cette personnalité médiatisée se cache un homme humble et amoureux de la nature tout simplement. Il nous a fait rêver avec ses clichés de « la Terre vue du ciel ». Grâce à lui, on s’est rendu compte que la planète était un chef d’œuvre, « la terre c’est la plus belle artiste » comme aime le dire le photographe.
Yann Arthus-Bertrand baigne dans le monde de la protection de la nature depuis plus de 20 ans. A l’âge de 30 ans, il part au Kenya pour faire une étude sur le comportement d’une famille de lions, et utilise la photographie pour son travail: « je le dis souvent comme une blague, mais il y a beaucoup de vrai, ce sont les lions qui ont été mes professeurs de photographie. J’ai découvert la lumière, la patience, cette beauté incroyable d’un animal sauvage qui chasse, qui élève ses petits » s’amuse-t-il.
Pour gagner sa vie, il est aussi pilote de montgolfière, ce qui lui permet de réaliser des photographies aériennes. Quand il revient à Paris, il est photographe dans plusieurs domaines même si la nature et les animaux restent ses sujets favoris. Arrive l’année 1994, qui est sans aucun doute un tournant dans sa vie. C’est cette année là que naît le projet « La terre vue du ciel », l’envie d’immortaliser les plus beaux sites de la planète et de sensibiliser la population à leur conservation : « en 1994, l’an 2000 approchait, j’ai essayé de faire un grand travail sur la terre vue du ciel, c’est une œuvre d’art, y’a rien de plus beau. Les artistes n’essayent que de produire désespérément ce que fait la nature ».
On connaît la suite. L’homme est devenu la figure de l’écologie et du développement durable.
En 2005, il crée la fondation GoodPlanet, reconnue d’utilité publique. Cette organisation œuvre à la sensibilisation et à l’éducation du public à l’environnement.
Mais Yann Arthus-Bertrand a la tête sur les épaules. Il reste humble et modeste, et préfère rendre hommage à tous les bénévoles qui ont le même objectif que lui : « Je ne suis pas un héros de l’environnement. Les héros de l’environnement ce sont tous ces gens qui se battent, les bénévoles qui ne sont pas payés, et qui font des choses formidables tous les jours, ce sont eux mes modèles » .
L’écologie a été, au début, un phénomène de mode, quelque chose dont se vantaient certains bobos parisiens. Aujourd’hui c’est devenu une réalité, un besoin, et ça, ça lui plait !
Finalement, qu’est ce qu’être écologiste ? «Etre un écolo, c’est aimer la vie. Aimer la vie, c’est d’abord aimer les autres » conclue-t-il.










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Mai 2012






